L'ONK prend le maquis : agit-prop' 2

Publié le par L'observateur impartial


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Ce qui choque vraiment, c’est la vulgarité à l’œuvre dans tout ça. Se faire entuber n’est pas nouveau. On a l’habitude. Par contre, que cet entubage se fasse avec une esthétique aussi clinquante, des outils tellement dérisoires, ça c’est nouveau. Imagine t’on De Gaulle traînant sa dernière conquête à Disneyland, 2 mois après avoir divorcé de cette bonne vieille Yvonne ? Ou le très rigide Pompidou harnaché comme un Jacky de base (lunettes de soleil ultra fashion, chaînes en or, costumes Scarface), la démarche maniérée de petit caïd et le verbe bas (« Descends si t’es un homme, descends… ») ? Ou Mitterrand affichant aux yeux de tous sa passion pour le Fouquet’s, Johnny et les yachts prêtés par des potes milliardaires ?

Une nouvelle étape a été franchie. Celle magistralement théorisée par Debord dans
La Société du spectacle, celle qui permet aux fabricants d’images et à leurs commanditaires de ne plus s’embarrasser de scrupules. De mentir en toute impunité, parce qu’ils savent jouer du spectacle. Dans la balance actuelle du pouvoir, une image vendable vaut plus qu’une vérité. Une représentation, même mal jouée, plus qu’une présentation. La paillette comme combustible, l’impudence comme blason, l’hystérie médiatique comme viatique. Le processus pourrait séduire (quelle maestria manipulatrice, quant on y songe…), si il n’était tellement faisandé, tellement bas de gamme.

Janus Lumignon : De quoi Sarkozy est-il le fossoyeur ? Un Jacky au pouvoir, 2008.

 
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